Médecine générale : 7 cas courants où proposer la téléconsultation à vos patients

A partir du 15 septembre 2018, la téléconsultation fera partie du parcours de soins : chaque médecin pourra la proposer à ses patients, du moins ceux qu’il a vus au moins une fois au cours des 12 derniers mois. La télémédecine ne remplace pas la consultation au cabinet ou au domicile, mais elle vise à fluidifier le parcours du patient et la pratique du médecin.

Au quotidien, quels cas de médecine générale pouvez-vous évaluer en téléconsultation ? Voici quelques exemples concrets.

 

  • Cas 1 : Gastro-entérite simple de l’adulte

En période d’épidémie, il peut être intéressant de proposer la téléconsultation à vos patients présentant des vomissements et/ou de la diarrhée. Ils seront capables de vous décrire clairement les symptômes et vous pourrez aussi éliminer les signes de gravité. Vous pouvez aisément leur donner les bons conseils et leur prescrire, si nécessaire, le traitement symptomatique adapté. Le recours à téléconsultation aide ainsi à diminuer les risques de transmission virale dans vos salles d’attente, et permet aux patients de rester chez eux.

 

  • Cas 2 : Syndrome Grippal de l’adulte

Comme pour la GEA, en période d’épidémie, la téléconsultation est une alternative intéressante pour, au moins, faire une première évaluation de vos patients sans comorbidité. Un interrogatoire approfondi et la recherche de signes de gravité peuvent permettre de résoudre la plupart des situations et éviter de surcharger vos salles d’attente. Vous pouvez ainsi orienter vos patients, débuter les traitements symptomatiques et prévoir les réévaluations si nécessaire.

 

  • Cas 3 : Réévaluation du patient en post-consultation

Trouver du temps pour voir un patient en consultation n’est déjà pas facile, que dire alors des disponibilités pour les réévaluations… Grâce à la téléconsultation, vous pouvez réévaluer vos patients plus facilement. La bonne efficacité des antibiotiques, la bonne tolérance d’un nouveau traitement médicamenteux, la bonne évolution d’une pathologie aigüe sont des exemples de situations qui peuvent être gérées en téléconsultation. Vous pouvez aussi y ajouter l’explication de résultats d’examens complémentaires, la délivrance d’une ordonnance et de conseils hygiéno-diététiques.

 

  • Cas 4 : Renouvellement d’ordonnance

De nombreux patients ont pris l’habitude de déposer leur ordonnance de traitement chronique au secrétariat pour qu’elle soit renouvelée. L’ordonnance est souvent ressortie du dossier par la secrétaire elle-même, qui n’a pas accès aux changements récents de molécule ou de posologie, et l’ordonnance est signée machinalement.

Grâce à la téléconsultation, vos patients peuvent gagner du temps occasionnellement : en cas de déplacement ou de panne de médicament, en cas d’immobilisation momentanée, en cas de surcharge de travail personnel, etc. Vous pourrez ainsi les questionner sur la tolérance du traitement, la survenue d’événements récents, ajuster un antalgique, prescrire une analyse biologique ou radiologique pour explorer un symptôme, et les inciter à revenir en discuter prochainement de vive voix, une fois l’examen réalisé.

 

  • Cas 5 : Cystite

La prescription d’antibiotique monodose pour la cystite de la femme jeune est un cas d’application idéal de téléconsultation ! Attention à vous assurer qu’il n’y a pas de douleur dans les fosses lombaires, et à vérifier qu’elle n’est pas porteuse d’une bactérie multirésistante.

Il ne s’agit pas simplement de prescrire l’antibiotique, mais également de donner des conseils adaptés pour éviter les récidives, partager des consignes de surveillance, et rappeler les motifs de consultation en urgence. Ceci peut être effectué facilement à distance, avec une patiente coincée au travail ou à la maison avec des enfants en bas âge.

 

  • Cas 6 : Certificat

Pour peu qu’un enfant fasse plusieurs activités scolaires, qu’il parte en séjour encadré, qu’un adolescent veuille entamer une formation, qu’un adulte souhaite adhérer à un club de randonnée, il faut désormais un certificat attestant de la capacité physique ou de non-contagion. Vous pouvez aisément les faire à distance, si vous avez un examen récent et que vous prenez le temps d’interroger l’intéressé sur différents symptômes.

 

  • Cas 7 : Vaccins

Les patients consultent souvent pour vérifier qu’un carnet de vaccinations est à jour, avant un voyage ou une inscription. Rien n’empêche alors de prescrire à distance le(s) vaccins de rattrapage et de les voir en consultation peu après pour la réalisation du vaccin et l’examen.

 

Plus globalement, combien de temps passez-vous chaque jour au téléphone pour expliquer une analyse, rassurer un patient sur une prise médicamenteuse, la contagion depuis un cas, l’apparition d’un bouton ou de lésions cutanées suspectes ? Grâce à à la téléconsultation, vous encadrez ces échanges de façon sécurisée, tout en garantissant votre rémunération et la prise en charge du patient !

 

Dr L. Brun et Dr N. Camus

Publié par David Lefeuvre

     
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